Fille d’une mère zoologiste et d’un père passionné d’art, tombés follement amoureux en observant la trajectoire de migration des bigorneaux, Maëlle Vivegnis avait un destin tout tracé. Ses études d’illustration puis de gravure, ont confirmé plus tard que quand elle serait grande, elle fabriquerait des images.

Nourrie à la littérature enfantine anglaise, là où les campagnes regorgent de terriers et d’animaux révoltés, elle raconte des images à la manière des fables, dans un univers peuplé de bêtes.  

Á la fin de ses études, on lui proposa très vite une charge dans l’enseignement en tant que professeur de graphisme qu’elle accepta fissa. La transmission a toujours fait partie de son parcours et de nombreux artistes-enseignants l’ont aidé à chercher son chemin. Dorénavant, c’est elle qui mettra ses compétences au service de jeunes étudiant.e.s.

Sa très grande amitié avec Dacos, graveur liégeois, qui sera tout d’abord son professeur à l’Académie des Beaux-Arts de Liège avant de devenir son meilleur ami de tous les temps, lui permit de voyager au Portugal, à Villa Nova de Cerveira, afin de participer à des workshops internationaux de gravure. De cohabiter dans la casa do artists avec d’autres graveur.e.s et artistes très différents (et de très gros mille-pattes aussi), parfois venus de loin . 

Deux ans après le décès de Dacos, elle est revenue à Cerveira, sélectionnée pour la première fois à la Biennale.

Parallèlement, elle enchaina les opportunités professionnelles en tant qu’illustratrice au Service Culturel de la Province de Liège pour différents projets et expositions. Elle continua d’exposer ses illustrations et de travailler pour des particuliers, puis en 2010, elle troqua un temps ses pinceaux contre des biberons, pour s’occuper de ses jumelles, Lily et Mia.

Aujourd’hui, elle enseigne le graphisme et les métiers du livre à la Haute École de la Province de Liège, s’investit dans la promotion des mots et des images avec son amie Sophie au sein de l’asbl TAPAGE, s’occupe d’un lieu dédié à l’illustration et à l’image imprimée appelé le Bureau Tempête, et se consacre à de futurs projets de livres.

Elle rêve de vivre dans un Musée de Sciences Naturelles (ou près de la mer) et d’avoir une limule apprivoisée.